Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 13:52
Par Gabrielle merie
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 19:18


Une journée qui commence bien est une journée où l’heure du réveil avoisine les 11H du matin. C’est ainsi qu’a débuté mon 1er mai.
 Après un réveil câlin, je me lève et teste la toute dernière console de jeu à la mode, invention sortie tout droit de cerveaux japonais toujours à l’affût de nouveautés : la Wii. Ainsi, je joue avec ma tendre moitié pendant environ 1h30. Nous découvrons avec émerveillement le tennis, le bowling, la boxe et le golf sur petit écran. J’ose espérer que personne ne nous a surpris. Nous devions avoir l’air vraiment stupides : debouts  devant la télévision du salon, à se dandiner de façon étrange, en mimant Tiger Woods ou Amélie Mauresmo. Contrairement à ce que l’on peut croire, la Wii est un jeu très sportif et surtout …dangereux. En effet, j’ai réussi à m’écorcher trois doigts. Après une magnifique victoire de ma part face à mon jules, je sautai littéralement de joie et oubliai l’abat-jour en acier  au dessus de ma tête. Conséquence : je heurtai violemment ce dernier et y laissai quelques bouts de peau par la même occasion.
A 14h, nous nous décidons à manger. Repas très diététique : riz et.. . poitrine grillée au paprika.
Après avoir manger et regarder la moitié d’un super film spécial jour férié, en l’occurrence  un bon vieux Pagnol,   il fallait bouger. Donc, direction le stade de sport de Royat pour un petit footing. Arrivés là-bas, le stade est investi par de jeunes boutonneux. Pas de chance. Où aller courir ?
Finalement, nous tentons une autre option mais il faut se dépêcher car nous aimerions finir la journée en beauté : à Royat Tonic, un centre de remise en forme. Nous suivons donc le panneau « L’arboretum » pensant découvrir un sentier sympathique pour nos activités physiques. Déception. C’est bien un sentier sympathique mais pas du tout adapté à la course à pied. En effet, nous sommes au cœur de la forêt.  Nous essayons tout de même de courir. Après 10 minutes de petits chemins boueux, en pentes et recouverts de branches, je suis essoufflée et dépose les armes. De toute façon, c’est déjà l’heure de partir à Royat Tonic.
Je n’aurais pas dû employer l’expression « centre de remise en forme ». Cela fait penser à Véronique et Davina (« Toutouyoutou ! »).  En fait, Royat Tonic est un centre aquatique. On y trouve plusieurs bassins pour se détendre : un bain très chaud, un très froid, un bassin principal avec des jets, plusieurs jacuzzis, deux saunas, deux hammams, etc. Que du bonheur en bref, pendant près de deux heures.
En rentrant à la maison, je suis parfaitement détendue. Une dernière mésaventure me sort pourtant de mon état de  semi droguée. En attrapant un pot en verre dans mon sac à main ( et oui, le sac d’une femme regorge d’objets inattendus !), je me suis ouvert un autre doigt parce que, bien sûr, il s’était brisé.
Pour résumer, ma journée du 1er mai a été très constructive. J’ai fait la loque humaine et épuisé mon quotas de blessures aux doigts pour l’année. Malgré tout, j’aime bien ces journées. Elles représentent un peu plus de temps avec mon amoureux et l’occasion de se reposer au milieu d’une semaine de travail.
Le lendemain, je retourne au travail des souvenirs pleins la tête et des courbatures pleins les bras (la Wii, ça fait mal !aie ! aie !) en attendant avec impatience le 8 mai…

 


Par Gabrielle merie - Publié dans : Chroniques
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 14:09
Ceci va rappeler de nombreux souvenirs à ceux qui, comme moi, sont déjà partis en « colo ». Pour ma part, ce sont des souvenirs heureux : pas de parents sur le dos, l’indépendance, les premiers petits copains… Pourtant, l’aventure aurait pu me laisser un bien mauvais souvenir. La première fois que je suis partie en colonies de vacances, j’avais seulement huit ans. A l’époque, j’habitai à Rodez mais j’avais dû me déplacer jusqu’à Toulouse pour prendre le bus pour le centre de vacances des Angles, dans les Pyrénées. Je me souviens que ma mère m’avait acheté du jus de papaye et des gâteaux forts goûteux pour le trajet. Malheureusement, j’étais malade en bus, et je n’avais donc pas pu profiter de mon festin, trop occupée à fixer la route pour éviter de rendre mon petit déjeuner. Je partais donc pour la première fois sans mes parents au Angles pour apprendre le ski. Je ne connaissais personne et j’étais plutôt timide. Heureusement, à ma grande surprise, je retrouvais un vieux camarade (il avait 10 ans), le fils d’amis de mes parents, que je n’avais pas vu depuis 2 ou 3 ans. J’étais donc rassurée. Au cours du séjour, je me faisais quelques amis qui me surnommaient « Pocahontas » à cause de mes tresses et de mon teint mat. Pour le moment, vous allez me dire que rien n’aurait pu me traumatiser au point de me laisser un mauvais souvenir. J’y viens. Après trois jours de pratique, je commençai à peine à maîtriser les rudiments du ski (c’est-à-dire le chasse neige), quand le pire m’arriva (voix off au ton grave, façon reportage choc, et musique qui fait peur). Je faisais parti du groupe débutant (les nuls). Il devait être 11h45 environ. La monitrice voulait nous faire faire une dernière descente, la plus ardue : une piste bleue ! Nous attendions donc devant la remontée mécanique, plus communément appelée « tire fesse ». Vous savez cette chose que l’on doit se mettre entre les jambes pour grimper une montée plus vite. Enfin, plus vite, ça dépend pour qui. Pas pour moi apparemment. Pendant la file d’attente, je me faisais doubler par, disons, quinze personnes. Ce qui me plaçait dernière de mon groupe. Plus tard, sur le tire fesse, je me concentrais afin de rester debout jusqu’à la fin de la remontée, pas si évident pour une empotée telle que moi. Pourtant, ô miracle, j’arrivais à destination sans embûches. Mais là : personne. Où étaient donc ma monitrice et mes camarades ? Je me demandai alors si, comme à mon habitude, je n’étais pas descendue trop tôt de la remontée mécanique. En effet, il y avait une autre piste plus haut. Je commençai donc une ascension lente et fastidieuse, sur … 10 mètres. J’arrivai enfin à la fin de mon périple, heureuse, pensant retrouver mon groupe perdu. Mais non, toujours personne. Grande inquiétude : mais où sont-ils tous ???? Pour en rajouter à mon malheur, je me trouvais au sommet d’une piste rouge. Imaginez le résultat si je me risquais à sa descente vu mon piètre niveau. Je décidai donc de revenir sur la première piste : la bleue. Je n’avais plus le choix. Je devais prendre mon courage à deux mains…tout en restant sur mes deux pieds. Je devais descendre cette piste redoutablement bleue toute seule, bien que je ne me sois jamais mesurée à ce niveau. Je m’élançais sur cette étendue blanche et glacée. Je ne savais pas où j’étais ni où se trouvait la station, mais mon courage me guidait (tatatan !!). Après plusieurs chutes dignes des zappings spécial gadins, j’arrivais enfin à la station. Bien sûr, il n’y avait toujours personne. Je commençais à désespérer. Je trouvais alors refuge sur un petit rocher fort inconfortable pour les fessiers et attendais. Cela devait faire bientôt une demi-heure que je patientais en essayant de garder mon calme. En vain. De grosse gouttes commençaient à ruisseler sur mes petites joues rondes. Je me sentais abandonnée. Deux policiers passèrent près de moi, sans me voir. On se demande bien à quoi ils peuvent servir des fois. Une petite fille de huit ans, toute seule, qui pleure, et rien ne les interpelle ? Je m’apprêtais à les rejoindre quand surgit d’une Twingo rose bonbon, la monitrice et une de ses collègues. Son visage était particulièrement marqué par l’angoisse. Je ne sais pas si c’était parce qu’elle s’inquiétait pour moi ou pour son emploi mais elle fût vraiment ravie de me retrouver. La mésaventure terminée, on me ramenait auprès de mes camarades. C’était eux qui avaient signalé mon absence. Sans eux, on ne s’en serait peut-être pas rendu compte avant un bon moment. J’aurais sûrement dû être traumatisée par cet événement abominable. Pourtant, j’ai redemandé à retourner en « colo », sûrement mon côté masochiste… Ceci dit, j’ai vécu de nombreuses aventures en colo :une randonnée de deux jours à -15°, une bataille de bouses de vaches, un bain dans un lac perché à 1000m, des virées nautiques en 42O avec une partenaire qui demandait après sa mère en hurlant, etc, etc… Je me suis fait beaucoup d’amis : « Gobelet », « Maïté »… Je me demande d’ailleurs ceux qu’ils sont devenus. J’ai appris les pires chansons paillardes qui soient, entendu le pire rôt qui existe. Ma sœur et moi l’avions surnommé le « rôt Lion ». On a assisté à une poursuite singulière dans les couloirs du centre de vacances : un gros garçon en serviette de bain courrait après un de nos copains avec une latte de matelas, jurant qu’il allait le tuer. La serviette de l’enragé avait glissé dans sa course, nous arrachant un cri d’horreur. Oui, que de bons souvenirs mais des souvenirs révolus à jamais (quelle fatalité !). J’aurais de nombreuses histoires à raconter. Ma petite Garance s’en souvient sûrement. Mais il faut bien se garder un petit jardin secret. En tout cas, c’est une période que je ne regrette pas d’avoir vécu et que je revivrais sans hésiter si je le pouvais.
Par Gabrielle merie
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 19:11

Je dédies ce texte à….ma voiture

Je t’ai rencontré il y a deux ans, un beau matin de printemps. Tu étais belle…jusqu’à ce que je vois ton flan enfoncé.  « Un accident avec notre cousin » m’a dit Maman. Qu’importe, je t’aimais déjà. Je savais que nous allions vivre des moments magiques ensemble.
Sous ta robe bleue,  tu étais nerveuse et dynamique. Tu m’as emmené dans des endroits inconnus. Tu m’as fait découvrir de nouveaux horizons. Ah, on en a vécu des choses ensemble!
 Tu avais toutes les qualités : « tout d’une grande !» Tu avais la climatisation, les vitres électriques, bien que tu ne sois pas de première jeunesse.
Pourtant, j’ai été obligé de me séparer de toi. Tu me coûtais trop cher. Je n’avais plus confiance en toi. Les bruits que tu produisais ne me rassuraient pas. Tu devenais vraiment un débris sur pneus : portière enfoncée, aile avant pliée, portières arrières bloquées…
Au début, c’était marrant. Avec les copines, on était obligé de donner des coups de pieds dans tes portières arrières pour qu’elles cèdent. Puis, c’est devenu une vrai plaie. Je ne sentais plus mes jambes. Faire Jacky Chan pour ouvrir sa portière commençait à m’épuiser.
Et tes rétroviseurs, je ne sais même pas comment ils restaient attachés à ton corps.  Tu les as perdu deux fois. Je t’ai rafistaulé une fois, mais une vieille alcoolique t’as abîmé à nouveau en se garant à côté de toi. Des jeunes délinquants ont enlevé ton autre rétro contre une rançon. J’ai n’ai pas pu payer. J’ai  donc dû renoncer à ce dernier (c’était le droit, moins utile). 
La hausse des prix de l’essence, ta boisson favorite, a eu raison de toi. Je ne pouvais prolonger notre idylle plus longtemps.  Et ce n'est pas notre mésaventure lors de la finale du mondial de football qui allait jouer en ta faveur. Te souviens-tu? Tu avais perdu ton pot d'échappement dans un vacarme assourdissant  alors que tu sortais à peine de chez notre ami le garagiste. Bien sûr, personne dans les rues pour m'aider  (tout les hommes se trouvaient devant leur téléviseurs!). Tu m'avais encore coûté une centaine d' euros, sans parler de la grande honte que j'avais ressenti face aux passants agacés par le bruit qu'occasionnait la perte de ton pot. 

Non, vraiment. Je devais me séparer de toi.
Aujourd’hui, tu repose sûrement à la casse, ruminant ton éviction pour une voiture plus jeune que toi, resplendissante. Elle est rouge. Elle s’appelle « C1 ».
Saches tout de même que tu garderas une place spéciale dans mon cœur…ma vieille ZX.


Par Gabrielle merie
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 19:33
Culinairement poétique, non?
Par Gabrielle merie
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