Mercredi 19 novembre 2008
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En Automne, les arbres se dénudent
On croit que c’est la fin,
Qu’il n’y a plus d’espoir, que c’est en vain
Que l’amour est passé avec la fin de l’été
Mais un papillon coloré
Dernier rescapé de l’été
M’a soufflé que quelqu’un m’attendait
Ce quelqu’un, c’était toi
Quatre printemps et quatre étés
Trois automnes et trois hivers
Les plus belles saisons de ma vie
Tout de suite mon automne s’est illuminé
Mon hiver s’est réchauffé
Les saisons se sont suivies
Toujours aussi épanouies
Et un jour, l’hiver fut très rude
Des vents violents et des brises glacées
J’avais perdu mon soleil, sa chaleur, sa douceur
Egarés dans une tempête de neige
On ne se trouvait plus
Quatre printemps et quatre étés
Trois automnes et trois hivers
Les plus belles saisons de ma vie
Aujourd’hui, je vis le plus doux des étés
Nos tourments ont cessé
Il y a eu des hauts et des bas
Mais tu a toujours été là
Et je t’aime pour cela
Par Gabrielle merie
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Mercredi 19 novembre 2008
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Quand je t’ai rencontré
J’étais trop jeune pour te connaître,
T’aimer.
Je n’ai pu apprécier tes charmes et saveurs,
Ton calme et ta douceur.
Mais maintenant je te regrette
Maintenant, je suis prête
Origines et racines
Vous m’êtes inconnues
Laos, mon pays perdu
Quels ancêtres caches-tu ?
Je revois ces familles sur leurs chevaux de fer
Arpentant les chemins de terre brûlé.
Je me rappelle le vent chaud
Et le Mékong :
Fleuve tranquille et lent
Dans lequel des enfants
Se baignent sans pudeur,
Sans cacher leur joie
Origines et racines
Vous m’êtes inconnues
Laos, mon pays perdu
Quels ancêtres caches-tu ?
Je n’ai pas oublié le goût des ces mets à la banane,
L’accueil chaleureux du Laotien
Je n’oublierai pas non plus tes marchés aux milles saveurs
Ni ce vieil homme qui m’a souhaité ‘Bon voyage’ en français
Non, RIEN
Et même pas le café ‘chaussette’
Un jour, je te retrouverai
Un jour, je reconquerrai
Peut-être voudras-tu me livrer tes secrets ?
Par Gabrielle merie
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Publié dans : poésie/chanson
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Je n’ai jamais su ce que je voulais faire dans la vie. Je veux dire, je n’ai pas le sentiment d’avoir une
vocation pour quoique ce soit. Aucun métier ne m’attire vraiment.
Pourtant, lorsque j’étais petite-fille, on ne peut pas dire que je manquais d’idées. Je me souviens que je voulais être princesse. Mon père a coupé court à mes espoirs : « c’est pas un métier
ça ». Puis, j’ai voulu être écrivain (toujours pas un métier, merci papa !). Je crois que je voulais devenir imitatrice à un moment (Graine de Star oblige). C’était juste après l’idée
traditionnelle de la chanteuse, entre celle de la mannequin et de l’actrice.
Plus tard, au collège, j’étais décidée. J’adorais les langues et je voulais devenir commercial international. J’ai même intégrée un collège et un lycée spécialisés dans la langue de Shakespeare.
Des années à terminer les cours après tout le monde parce que j’avais « option européenne » ! Tout cela pour me rendre compte l’année du bac que j’étais loin d’être faîte pour la vente. Donc,
direction le centre d’orientation (pas de conseillers d’orientation dans un lycée privé, bien sûr).
C’est dans cet endroit que j’ai fait les tests les plus stupides de toute ma vie, pires que ceux dans les magazines féminins. Comme si savoir si j’aimais l’odeur de la sueur et si j’avais
déjà embrassé une personne du même sexe allait m’aider à découvrir ma vocation ! Peut-être mes penchants sexuels mais ce serait bien tout.
Les résultats qui ont découlé de ces tests étaient pires encore : mon profil est « artistique »…
Qu’est-ce que cela voulait dire ?!
Devais-je devenir clown, peintre, musicienne ?
Apparemment, les choix qui s’offraient à moins étaient : publicitaire et …publicitaire. Un grand choix comme vous pouvez le constater.
C’est de cette façon qu’on se retrouve à la fac de langues : formation nulle, professeurs incompétents, locaux pitoyables, débouchés inexistants (sauf prof incompétent).
C’est aussi ainsi que l’on perd trois ans de sa vie pour un diplôme sans aucune valeur et que l’on atterrit dans un BTS Banque en alternance qui ne nous intéresse pas du tout.
Vu les résultats en mathématiques catastrophiques que je ramenais à la maison, je ne m’imaginais pas du tout conseillère financier. Je ne me voyais réellement pas répéter une méthode de vente de
façon robotique : « Nous allons voir ce qu’il vous faut pour fonctionner avec nous en toute sérénité , bla bla bla… »
Enfin, l’important est de manger, d’avoir un toit sur la tête et surtout, de se marrer !
Par Gabrielle merie
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Mardi 18 novembre 2008
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Je me suis toujours demandée pour quelles raisons dit-on des transports tels que les bus, les trains, les tramways ou autres qu’ils sont
communs. Moi, je trouve qu’ils ne le sont en rien. Je ne parle pas de leurs fréquents retards, ni de leurs avis de grève qui mettent tout le monde dans l’embarras, mais du nombre de curiosités
humaines que l’on peut y découvrir. Il n’y a rien de plus varié que le contenu d’un bus ou d’un métro, véritable échantillon de l’humanité, où l’on croise aussi bien le sosie de Michael Jackson que
celui de la reine d’Angleterre.
J’ai toujours aimé m’imaginer ce que tous ces gens, du plus fantasque au plus banal, pouvaient bien penser. Il est vrai que certains ont le regard tellement vitreux qu’on se demande s’ils leur
arrivent de penser ou même si un cerveau se cache sous leur épaisse chevelure ébouriffée du matin. Rien de telle qu’une figure réjouie en face de soi lorsque l’on vient de s’extirper de son
lit bien douillet pour supporter une centaine de tête comme celle-ci. Les yeux dans le vague, hagards, la bouche à demi-ouverte, prête à accueillir la première mouche venue…Et quelle joie, toutes
ces amygdales! Et oui, la fatigue du matin fait oublier les bonnes manières.
On voit tout de même quelques personnes motivées dès l’aurore. Les amoureux transits, par exemple, n’hésitent pas à s’embrasser à pleine bouche dès le matin. On les trouve souvent tout au
fond des bus ou dans un petit coin du train. Oui, je vous l’accorde, ce n’est pas très appétissant lorsque le petit déjeuner a du mal à passer. Mais, que peut chercher ce jeune hippy débrayé aux
cheveux crasseux au fond du gosier de la jeune personne qu’il étreint ? Peut-être une pierre précieuse, un trésor enfouie sous la langue de celle-ci… (Ah, tiens! un piercing!)
Enfin, ce genre de spectacle n’a pas pu vous échapper si vous êtes, tout comme moi, un ou une habitué(e) des transports en commun. Pour ma part, je ne fais jamais de nouvelles connaissances dans
ces lieux. Les gens font de ces têtes dans le bus. On dirait qu’ils reviennent d’un tribunal où ils ont été condamnés à la pendaison par les pieds, à être bouillis dans une marmite géante, puis
coupés en petit dés…Mais là, je m’éloigne un peu. Tout ça pour dire que l’on n’a pas envie d’engager la conversation avec eux. Donc, je me contente d’écouter les rares personnes qui discutent près
de moi, effrayés d’élever trop la voix dans l’engin silencieux. En fait, tous les voyageurs profitent de la conversation des autres :
‘Eh, tu sais, Nicolas a plaqué Jennifer parce qu’il a découvert qu’elle mettait des soutiens-gorge rembourrés. LA HONTE !!!!’, s’indignent deux adolescentes boutonneuses.
Comment ne pas remarquer la stupidité de la conversation et sourire malgré soi.
Mais ici, nous ne parlons que des lignes peu fréquentées où l’on essaie d’oublier l’ennui en épiant ses voisins. Prenons maintenant l’exemple d’une ligne bondée un samedi après-midi, vers 17h.
Partons du début : de l’arrêt de bus. Après avoir joué du coude tout en proférant milles excuses pour se frayer un chemin jusqu’aux horaires de passage, il faut se trouver un endroit pour reprendre
son souffle afin d’attendre le prochain bus (qui vient, bien évidemment, de vous passer devant). Toujours garder son calme lorsqu’une vieille dame boursouflée ou un gamin mal élevé vous écrase
allègrement les pieds sans s’excuser, ou vous bouscule alors qu’un éléphant aurait pu passer sans encombre entre vous et le trottoir. Passons. Le bus pointe le bout de son nez, enfin, de son
pare-brise si j’ose dire. C‘est alors que des dizaines de visages éteints s’éveillent et commencent à se mouvoir, élaborant des stratégies toujours plus sophistiquées afin de monter au plus vite à
bord du véhicule. Imaginez une foule dansante, vacillant au grès des avancées du bus, une masse hétéroclite essayant de s’introduire dans un entonnoir et vous, pris au milieu. Sentez-vous le
poids de la diversité (non, ça c’est le sale gamin qui m’écrase le pied), le parfum de la liberté de pouvoir circuler où bon vous semble (elle aurait pu mettre du déodorant la vieille boursouflée
!) ? Ensuite vient la montée des marches, bien moins calme que celle de Cannes. Encore une fois, si vous êtes attachés aux principes, oubliez –les. Il n’y a pas de place pour la galanterie ni
pour le bon sens à l’entrée d’un bus en fin d’après-midi. Ici, c’est la loi de la jungle qui prime. Une fois placé (si toutefois vous avez réussi à vous asseoir) vous pouvez assister au spectacle.
Evitez l’arrière du bus si vous craignez de trop le bruit. Explication : le samedi, les jeunes de banlieue vont en ville avec leurs ‘collègues’ pour ‘zoner’ et ‘chercher de la meuf’. Ils ont donc
beaucoup de chose à se raconter…
Autre conseil de rigueur pour survivre dans les transports en commun : cultiver l’art de ‘l’apnée’. Il faut savoir que dans ces engins bondés, et plus particulièrement lorsque le thermomètre monte,
l’air est quasi-irrespirable. ‘Pourquoi ?’, me demanderez-vous. Tout simplement, parce que beaucoup de personnes en ce bas monde ont une hygiène plutôt douteuse. Certains pourraient
même être définis comme hygièno-phobique au vu de l’odeur peu engageante qu’ils dégagent. Mais tous ne sont pas comme cela. Il suffit seulement d’un pour embaumer tout le véhicule.
Il n’est pas toujours simple de trouver l’origine des mauvaises odeurs. N’importe qui peut en être porteur, qu’il ressemble à un clochard ou à une diva. Je dirais même plus qu’il n’est pas
rare de trouver des personnes ayant l’air bien sur eux qui ne sentent pas la rose. Comme le dit bien le proverbe : l’habit ne fait pas le moine. D’ailleurs, personne n’est à l’abris. Qui n’a
jamais transpiré après une journée de canicule ? Qui n’est jamais monté dans le bus après une course effrénée après ce dernier (le chauffeur faisait semblant de ne pas vous avoir vu) ? Qui n’a
jamais oublié de mettre du déodorant le matin parce qu’il était déjà en retard ou qui n’a jamais pris le bus pour rentrer chez lui un lendemain de cuite (pas lavé ni très sobre) ? QUI ? Dans tous
ses cas, vous-aussi avez fait parti de ses gens qui parfume le bus ! Dites-vous que si ce n’est pas vous, ce sera toujours un autre. C’est pour cela qu’il faut se prémunir contre ce genre d’attaque
olfactive qui peut venir de n’importe où.
Tout d’abord, identifier le ou les fautifs de manière à s’en éloigner le plus possible. La technique consiste à balader son nez, tout en essayant de rester discret. Evitez donc les
reniflements trop bruyants et adoptez plutôt une méthode se rapprochant de celle du détecteur de fumée mais pour les odeurs : efficace et silencieux. C’est une étape assez difficile. Certaines
odeurs sont très tenaces. Il se peut que l’on sente les effluves d’une personne bien après sa descente du véhicule. Une fois l’origine de la gêne repérée, une retraite discrète s’impose. Cela
implique que l’on ne souffle pas en jetant des regards assassins au malotru, ou que l’on jette un ‘ça existe le savon !’,qui serait tout à fait légitime mais que je déconseille vivement vu la
susceptibilité de certaines personnes. Vous pourriez finir la tête au carré mais, pire châtiment, vous seriez confronté de très près (de TROP près) au parfum corporel de notre gêneur.
Lorsque la technique du repli est irréalisable ( parce que vous êtes coincé entre la vieille boursouflée et une bande de collégiens excités, par exemple), c’est là qu’entre en
scène l’art de ‘l’apnée’. Ce n’est pas une apnée à proprement parlé. On ne cesse pas complètement de respirer (Attention, là, vous êtes bleus !). On bouche seulement une de nos fonctions
respiratoires, on bloque l’odorat pour n’inspirer que par la bouche. Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle. Vous faîtes la même chose pour aller aux toilettes publics ou chez vous après que
Gertrude est fait la grosse commission. Cela demande un brin d’entraînement mais, une fois assimilée, la méthode est infaillible. Fini les effluves pestilentielles ! Le seul inconvénient de
l’apnée, c’est que le nez, soumis à une telle pression, peut couler. Il faut donc toujours avoir des mouchoirs à portée de main. Si vous avez la chance de vous trouver près d’une fenêtre, n’hésitez
pas à prendre quelques bouffées d’air frais.
Elément important à ne pas oublier à la descente du bus : prendre un bon bol d’air. Inspirez à fond dès que vous posez le pied dehors. Même si l’air est très pollué, il est toujours moins
toxique que l’haleine de certaines personnes. On est parfois étonné de voir qu’il y a toujours pire.
Heureusement, les bus ont été soulagés par l’arrivée du tramway dans notre belle capitale auvergnate. Ah ! Il a été très attendu celui-là. Des années de travaux, de déviations et de bouchons.
Le tramway a d’abord été exposé à la foire annuelle de Clermont-fd. Il trônait fièrement au zénith d’auvergne, sous sa couche de verni rouge bordeaux. Tout le monde se pressait pour
admirer le top de la technologie. Quelle bande de … ! Ils ont jamais vu un tram de leur vie ! Il est sur pneus allez-vous me dire, mais ça reste toujours un tramway. Rien d’extraordinaire à cela.
Enfin, il semble simplifier la vie de beaucoup de gens, bien qu’il soit plutôt inconfortable et qu’il n’y est pas assez de sièges. C’est le maire lui-même qui a conduit le tram d’inauguration (peu
de blessés contrairement à ce que l’on craignait). Je n’y étais pas mais j’imagine aisément notre bon gros maire en train de piloter cet engin de haute technologie. Je me demande bien combien de
leçons de conduite il a dû prendre pour maîtriser la bête. A-t-il passé un permis tram ? Doit-on craindre qu’il reprenne le manche pour remplacer un conducteur en grève ?
Quoiqu’il en soit, Nous sommes maintenant doublement équipés en transports communs et j’aurais toujours des histoires à raconter…
Par Gabrielle merie
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Une boule de papier me frôle la tête pour finir sa course dans la poubelle de la salle de classe. Je me retourne et lance mon regard le plus féroce à ces deux garçons qui se prennent pour des
basketteurs d'un nouveau genre. Derrière moi, deux filles jouent au pendu. Un avion en papier traverse majestueusement la salle, et attire mon regard sur une ribambelle de stylos collés au
plafond, menaçant de s'abattre sur un élève endormi la bouche ouverte.
La professeur tente une dernière augmentation de sa voix fluette pour couvrir le bruit ambiant. Personne ne
semble l'écouter, mais elle continue d'exposer son cours.
Vous avez l'impression d'être dans une salle de classe d'un collège, que celle qui écrit est une adolescente
boutonneuse de quatorze ans... Et bien, non. Je m'appelle Gabrielle Merie. J'ai 22 ans, je suis en deuxième année de BTS Banque, et ce que je viens de décrire est bien ma classe.
Heureusement, pour passer le temps et survivre à ce cruel destin, j'écris et j'y prends beaucoup de plaisir. J'espère que vous en prendrez autant en me lisant!
Par Gabrielle merie
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